VIOLENCES REUNIONNAISES. BHL EST NU. AN 2000 OU MOYEN AGE ? LE SABLE DU DESERT AU BOUT DE 15 ANS .
A propos des événements de Saint-Denis de La Réunion, je remarque que les exilés « volontaires » , ou leurs représentants, n'ont pas eu droit à la parole sur les ondes bien pensantes... J'ai pourtant, moi aussi, ma petite colère à exprimer, non pas contre ceux du « Chaudron » mais contre tous les donneurs de leçon.
J'ai entendu M. Le Pensec, M. Viorapoulé, Monseigneur Aubry et bien d'autres, stigmatiser les violences de ces derniers jours. Cela serait, selon eux, le démon de toujours. Le Parti communiste réunionnais, qu'ils essaient d'exorciser depuis de nombreuses années, aurait téléguidé les bras des lanceurs de « galets ». Je n'approuve pas les exactions qui ont été commises, mais je voudrais leur remettre en mémoire les violences quotidiennes que subissent chaque jour les « chaudrons ».
La violence c'est les 33 % de Réunionnais au chômage, qui n'ont pour vivre que le RMI, les ASSEDIC, ou autres aides sociales,
La violence c'est la société de consommation avec ses biens qui arrivent d'Europe, du Japon, de Taïwan, pour lesquels la moitié de la population n'a que ses beaux yeux à offrir,
La violence c'est le coût de la vie au moins 50 % plus élevé qu'en métropole. Il faut savoir que le kilo de banane, de production locale !, coûte plus cher qu'à Paris ; le loyer du F2 à Saint-Denis est souvent supérieur à un logement équivalent au Quartier latin ; une case à deux chambres, sans eau ni sanitaires, avec un gros caillou en guise de serrure, coûte 1.200 francs à Saint-Joseph (la campagne, par rapport à Saint-Denis),
La violence c'est la petite qui vient de quitter l'école et qui travaille comme « bonne à tout faire » de huit heures du matin à huit heures du soir pour 1.500 francs. Sans être déclarée, ou, si elle l'est, à mi temps seulement,
La violence c'est l'employé du commerçant du coin, qui travaille du lundi au dimanche sans repos. la semaine de 39 heures, connaît pas... c'est « à prendre ou à laisser » !,
La violence c'est le pharmacien qui passe une annonce dans les journaux afin de recruter une employée sans qualification, alors qu'une simple affichette sur la porte de sa boutique suffirait à lui attirer une centaine de candidates. De telles annonces font déplacer des dizaines de jeunes de toute l'Ile. L'annonceur bénéficie ainsi d'une publicité gratuite sur le dos de la misère...,
La violence c'est la recommandation de l'homme politique qui vaut tous les diplômes et toutes les qualifications,
La violence c'est les déclarations anti-RMI du mois d'août dernier, orchestrées par le patronat et la bourgeoisie locale...
De ces violences, je pourrais remplir des centaines de pages.
C'est dans ce contexte que La Réunion détient le record de France du nombre de personnes assujetties à l'impôt sur la fortune...
Les jeunes veulent vivre et travailler au pays. Ils en ont assez d'être exploités ou de se faire faire l'aumône d'un RMI.